Le thème « L’ego est-il un allié de votre leadership, ou un imposteur ? » a attiré de nombreux professionnels. Beaucoup se posent des questions sur ce qui les bloque parfois dans la prise de décision, la communication ou la gestion d’équipe. Ainsi, nous avons donné la parole à Valérie Charrière-Villien, experte du leadership humain, pour creuser le sujet.
Cet échange a mis en avant un point souvent ignoré : chacun vit avec un ego plus ou moins discret, mais toujours actif. Croire que seul un manager autoritaire en possède un est une idée reçue. En réalité, l’ego se cache dans de petits gestes du quotidien : justifications répétées, critiques envers soi-même ou besoin de prouver qu’on a raison.
Un ego ne se limite pas à l’orgueil ou à la vanité. Valérie Charrière-Villien le décrit comme un masque forgé par nos peurs et nos croyances. Ce filtre déforme ce que l’on perçoit de soi, des autres et même de la réalité.
Elle partage une anecdote très parlante : lors d’un exercice d’équicoaching, elle devait faire avancer un cheval sans paroles ni contact. Bien qu’elle ait eu une forte intention, son ego a tout bloqué. Sa peur de l’échec, plus forte que sa confiance, a envoyé un signal contradictoire au cheval, qui n’a pas bougé. Ce moment a marqué pour elle une prise de conscience : l’ego brouille le message et rend moins lisible ce qu’un leader souhaite transmettre.
Le pouvoir de l’ego ne se voit pas toujours, mais ses effets sont bien réels. Il se glisse dans des situations banales : une réunion qui tourne au monologue, une remarque mal prise, une décision reportée par crainte de se tromper.
Voici quelques signes fréquents de l’ego à l’œuvre :
Toutes ces petites habitudes montrent que l’ego cherche à protéger l’image de soi. Mais à trop écouter ce mécanisme, on freine l’efficacité et on alimente la méfiance au sein de l’équipe.
Valérie Charrière-Villien insiste sur la différence entre « force » et « puissance ». Un manager sous l’effet de la force veut contrôler par peur que tout s’effondre. Un leader puissant, lui, inspire confiance et guide sans forcer. Un leadership de qualité ne chasse pas l’ego. Il apprend à le reconnaître et à le remettre à sa place.
Être leader, c’est accepter ses fragilités sans les camoufler derrière des postures. C’est aussi rester présent à ce qui se joue maintenant, au lieu de se laisser entraîner par le mental.
Pour renforcer ce style de leadership, Valérie conseille de pratiquer l’écoute active. Cela passe par :
Ces attitudes installent un climat apaisé où chacun se sent entendu.
Tout le monde vit avec un ego. L’envie de l’éliminer serait une perte de temps. En revanche, chacun peut apprendre à mieux le gérer.
Valérie propose un petit guide à mettre en pratique au bureau :
Pour découvrir plus d’astuces et de réflexions sur ce sujet, n’hésitez pas à visionner le replay du live « L’ego est-il un allié de votre leadership, ou un imposteur ? ».
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